bonheur pop
«Hagan Hapnimi ?! C’est de l’hébreu pour moi ! » En effet, c’est de l’hébreu, et ça signifie Le Jardin intérieur. Quel est donc ce jardin auquel notre musicien nous convie ?
Il s’agit de l’autre côté de l’âme, de la partie imaginative, intuitive de chacun, de ses rêves, de son inconscient.

Ce jardin comporte des ombres et des lumières, des souvenirs enfouis, des désirs réprimés. La chanson-titre nous invite à « tendre l’oreille, rien qu’un instant, et écouter » ce qui se trouve au plus profond de nous. Dans Stampa, David met en scène un personnage extravagant, sans doute fou, qui confond ses désirs de grandeur avec la réalité ; ceux qui le voient se prêtent au jeu et lui vouent une feinte admiration.

D’autres chansons abordent une thématique israélienne : l’émotion éprouvée par un nouvel immigrant, devant
les visages contrastés de ces Juifs du monde entier,
devant les pierres de Jérusalem et les sonorités douces-âpres de l’hébreu (Ole Chadash) ; plus grave, l’appel lancé à une personne disparue : « peut-être entendras-tu cette chanson, vraiment, complètement par hasard, et reviendras-tu » (Shuv). Quelques chansons d’amour, amour célébré jusque dans l'absence (Rotse Otach), désamour d’une femme à l’égard d’un mari trop égoïste (Bishvila)… Et puis deux pages sur les terres d’où David est originaire : une évocation de l’Algérie, où sont nés ses parents (Hamizrach Shel), quelques scènes de la vie parisienne (Migdal Eiffel).

Les textes sont le résultat d’une étroite collaboration entre David et les paroliers : Lee Evron-Vaknin, Geula Hodes-Palchan, Théo Béréby, Ofer Golany et Yolande Schuster.

Du point de vue musical, on trouvera sur ce disque le reflet des goûts contrastés du chanteur, pour les mélodies raffinées des Beatles, le hard-rock des origines, le rock anglais post-punk des années 80, le jazz New Orleans revisité par Prefab Sprout. Les interprètes sont peu ou prou les mêmes que ceux de Bonheur Pop, mais ils servent une musique nettement différente, une ambiance générale plus survoltée. A noter, la présence importante d’Oren Eytan, en tant que guitariste, bassiste et ingénieur du son, du guitariste Nir Ben Amram, et du trompettiste Ady Méïri.

Le design graphique est de nouveau l’œuvre de Yasunori Inukai, qui travaille cette fois à partir de photos, prises par Vincent Grémillet.

Anne Sobel

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  1 Stampa

  2 Ole Chadash
(Nouvel immigrant)

  3 Rikdi
(Danse)

  4 Migdal Eiffel
(Tour Eiffel)

  5 Shuv
(Reviens)

  6 Rotse Otach
(Je te veux)

  7 Mapat Otobussim
(Une Carte de bus)

  8 Bishvila
(Pour elle)

  9 Beseder
(Ça ira)

10 Hamizrach Sheli
(Mon Orient)

11 Hagan Hapnimi
(Le Jardin intérieur)

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